Processus de la récupération du langage dans l’aphasie post-AVC: une étude longitudinale 

Les troubles du langage (appelés aphasie) représentent un effet secondaire fréquent d’un accident vasculaire cérébral (AVC), affectant une personne sur trois qui survivent l’AVC. Bien que l’aphasie n’affecte pas l’intelligence de l’individu, elle modifie la façon dont la personne parle, comprend, lit ou écrit. Voici quelques exemples des frustrations rencontrées par les patients et leurs aidants concernant l’aphasie suite à un AVC: « Je suis frustré quand les gens ne peuvent pas me comprendre »; « Nous luttons constamment lorsqu’il reçoit ses traitements pour que les professionnels de la santé reconnaissant qu’il n’est pas stupide. Il est ignoré lorsqu’il essaye de communiquer »; « L’un des pires effets sur mon fils est la perte d’amis, de collègues de travail et de sa liberté. Il n’arrive plus à converser avec ses amis »; (provenant du Life After Stroke Campaign Report – Été 2013). La perte de la capacité de communiquer affecte la vie quotidienne et le bien-être des patients et de leurs aidants. Certains patients récupèrent leurs capacités langagières spontanément, mais à ce jour, nous ne savons toujours pas quels changements cérébraux favorisent cette amélioration. Notre projet offre une occasion unique d’étudier les mécanismes du cerveau qui soutiennent le rétablissement du langage dans l’aphasie post-AVC dans une perspective longitudinale (<3 jours, 10 à 14 jours, 6 mois), en combinant des évaluations détaillées de leurs capacités langagières et des images de leurs cerveaux à l’aide d’imagerie par résonance magnétique. Plus précisément, nous utiliserons des protocoles sophistiqués d’analyse d’images cérébrales ce qui nous permettra d’étudier les fibres reliants les différentes régions du cerveau. Comprendre les changements du cerveau qui sont associés à l’amélioration des symptômes langagiers permettra : 1) le développement de nouveaux traitements visant à améliorer ou accélérer ces changements et 2) la mise en oeuvre de nouveaux protocoles d’intervention qui seront effectués dans le cadre de la routine clinique des centres de soins de courte durée. Cette ligne de recherche permettra l’optimisation des thérapies d’intervention et la maximisation des résultats de communication chez les patients aphasiques.